Photo Portrait Damien Abad

Damien Abad

  • Vous êtes conseiller régional de Rhône Alpes et député de la 5eme circonscription de l’Ain. A ce titre, vous avez accepté de prendre la présidence du groupe parlementaire de la plasturgie. Qu’est ce qui a motivé votre engagement dans cette mission ?

D.A. : Trois raisons m’ont poussé à prendre la Présidence du Groupe d’études Plasturgie à l’Assemblée nationale.

La première tient à l’impérieuse nécessité de faire davantage connaitre la plasturgie, secteur encore trop largement méconnu par nos élus comme par le grand public. Et ce, alors même que ce secteur connait une vitalité économique forte, avec une hausse du chiffre d’affaires de 6% pour dépasser les 29 milliards d’euros en France. Ce secteur, à forte valeur ajoutée, compte 4 000 établissements et 14 000 salariés.

La seconde raison tient à la volonté de s’occuper du monde de la sous-traitance, trop souvent oublié dans nos politiques économiques. A ce titre, je souhaite, à travers la création de ce groupe d’études, donner une véritable identité à la plasturgie et faire du Parlement un levier d’actions en lien étroit avec votre Fédération, les entreprises du secteur et le pouvoir exécutif. 

La troisième raison est d’avantage d’ordre local, étant Député du bassin d’Oyonnax dans l’Ain communément appelé « Plastics vallée ». Je travaille donc en étroite collaboration avec le Pôle Européen de Plasturgie, comme Plastipolis, ainsi qu’avec de nombreux chefs d’entreprises. Lors de mes visites sur le terrain, je me rends compte chaque jour de la forte capacité d’adaptation, d’innovation, et de créativité dont font preuves les acteurs de la plasturgie.

  • Les enjeux des entreprises de la plasturgie sont nombreux. Quels sont ceux que le groupe parlementaire pourra s’approprier et faire progresser dans les prochains mois?

D.A. : Ce groupe s’inscrit dans une démarche transpartisane visant à créer des partenariats tant avec les professionnels du secteur qu’avec les autres groupes d’études qui se rattacheraient à notre sujet (Automobile, Industrie aéronautique, PME, Produire en France, Véhicules industriels etc…). Le but est ainsi, à terme, après avoir analysé les enjeux liés à la plasturgie, de devenir force de réflexion mais aussi de propositions dans ce domaine et de donner un éclairage ainsi qu’un rayonnement à ce secteur, créateur d’emplois et disposant d’un fort potentiel de développement.

Le groupe d’études va définir une feuille de route autour de quatre grands axes de travail : l’amélioration des relations entre donneurs d’ordre et sous-traitants, la valorisation du recyclage et du développement durable, la promotion de la recherche et de l’innovation, et l’accès au financement pour ces entreprises dont la moyenne nationale des salariés est de 36.

  • Le Forum de la Plasturgie qui s’est déroulé en mai dernier a conclu sur la nécessité de raviver notre audace pour, dans un monde difficile, agir et se développer chaque jour d’avantage. Vous concernant, quelle est la dernière fois où vous avez fait preuve d’audace ?

D.A. : La dernière fois que j’ai dû faire preuve d’audace, c’est quand j’ai proposé un Manifeste pour « oser une vraie transparence de la vie publique ». Aujourd’hui, les citoyens, les chefs d’entreprise et les acteurs économiques n’ont plus confiance en leurs élus. Pour restaurer cette confiance, il faut des élus pleinement engagés dans leur mandat, exemplaires dans l’usage de l’argent public et solides dans leurs convictions.

Pour retrouver de la crédibilité à l’égard du monde économique, nous devons mettre fin à l’instabilité juridique et fiscale qui nuit à nos entreprises, encourager la création d’entreprises et l’esprit d’entreprise, et faire de la compétitivité le maitre-mot de toute notre politique économique.