Afrique centrale : Un trafic de pièces de monnaie tue l’économie à petit feu

Découvrez le chaos économique en Afrique centrale engendré par un trafic massif de pièces de monnaie, menaçant les pays du franc CFA.

Afrique centrale Un trafic de pièces de monnaie tue l'économie à petit feu

Au cœur de l’économie de l’Afrique centrale, un vaste trafic de pièces de monnaie perturbe la stabilité des pays qui utilisent le franc CFA. Découvrez les conséquences de cette crise monétaire.

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Trafic de pièces en Afrique centrale

La disparition des pièces de monnaie affecte grandement les petits commerces dans la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac). Avec des transactions entravées, les commerçants ajustent les prix. Ce trafic alimente ainsi l’inflation et cause des difficultés pour les consommateurs au quotidien. Cependant, il a eu des investigations qui ont été faites pour essayer de découvrir l’origine de ce trafic. D’ailleurs, ces enquêtes dévoilent un réseau de corruption massif et un trafic de pièces en 2019, pointant du doigt les investisseurs chinois. En effet, les conteneurs de pièces vers la Chine via le port de Douala alimentent ce trafic. Cela met en lumière l’influence chinoise dans cette crise monétaire.

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À savoir que la valeur métallique des pièces de franc CFA dépasse leur valeur faciale. Cela favorise le trafic vers la Chine pour des gains substantiels. Cette exportation de pièces contribue à l’économie chinoise et entraîne une inflation locale. De ce fait, les commerçants ajustent les prix en l’absence de petites coupures. La rareté des pièces de monnaie, cruciales pour les transactions quotidiennes au Cameroun, par exemple, entraîne une augmentation des prix par les commerçants

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Malgré des tentatives de renflouement par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), le trafic persiste. Des discussions entre la Beac, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), et la Banque de France prévoient la production de nouvelles pièces avec des alliages sécurisés. Cependant, une stagnation économique est prévue en 2024, celle-ci est accentuée par la réduction des apports financiers chinois dans la région Cemac.

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Obstacles persistants face à ce trafic de pièces en Afrique centrale

Les injections financières temporaires n’ont pas réussi à contrer le trafic, cela montre la complexité du problème. En revanche, ils sont déterminés à résoudre ce problème le plus vite possible. D’ailleurs, il y a des discussions en cours pour produire de nouvelles pièces sécurisées en collaboration avec la Banque de France et l’Uemoa. Cependant, les perspectives économiques moroses et la réduction des financements chinois soulèvent des doutes sur l’efficacité de ces mesures.

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Face à ces défis, la recherche de solutions durables est indispensable. La collaboration entre la Beac, l’Uemoa, la Banque de France et d’autres acteurs clé offre l’espoir d’une résolution à long terme. Cependant, la préservation économique de la région dépendra également de la diversification des sources de financement. Mais aussi de la promotion d’une économie autonome et résiliente, moins tributaire des investissements étrangers.

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Lutte contre le trafic : coopération internationale

Face à ce trafic déstabilisateur, la coopération internationale est très importante. Les discussions en cours entre la Cemac, la Banque de France, et d’autres acteurs mondiaux visent à élaborer des stratégies conjointes. La lutte contre le trafic de pièces doit dépasser les frontières pour être réellement efficace.

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Au-delà des impacts économiques, le trafic de pièces vers la Chine soulève des préoccupations environnementales. Car la transformation des pièces en bijoux et autres objets peut générer des déchets et contribuer à la dégradation écologique. Explorer les conséquences environnementales de ce trafic offre une perspective complète sur ses répercussions à long terme.

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Pour prévenir de futurs trafics, l’innovation technologique dans la conception des pièces de monnaie peut être très utile. Comme l’utilisation de technologies de traçabilité, de puces électroniques, ou de matériaux spécifiques. Utiliser la technologie peut renforcer la sécurité des devises et décourager les activités illicites. Donc, il faut investir dans les innovations technologiques pourrait être une clé pour résoudre ce problème complexe.

Des mesures de prévention

Au niveau local, renforcer l’éducation financière peut contribuer à atténuer les conséquences du trafic de pièces et à aider à la prévention des futurs trafics. En effet, sensibiliser les commerçants et les consommateurs sur l’importance de maintenir une circulation monétaire stable.

Le trafic de pièces en Afrique centrale exige une réponse globale, impliquant la coopération internationale, l’innovation technologique, l’éducation financière, et des initiatives autonomes. Les conséquences environnementales et les perspectives d’autonomie économique ajoutent d’autres dimensions à la complexité du problème. Bien que des problèmes persistent, une approche holistique et coordonnée offre la meilleure chance de restaurer la stabilité monétaire et économique dans la région.

Écris par Laura Laura