Allocation de solidarité spécifique (ASS) : Comment le gouvernement va accroitre la pauvreté des chômeurs en fin de droits ?

Christine
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Avec la suppression de l’ASS, les départements prendront en charge les bénéficiaires, suscitant des préoccupations. Les coupes budgétaires pour la formation des chômeurs inquiètent face à une possible augmentation du chômage.

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Changements dans l’aide aux chômeurs : ce qui va se passer

Demain, nous aurons les nouveaux chiffres sur le nombre de personnes sans travail en janvier. Le Premier ministre Gabriel Attal veut arrêter de donner de l’argent aux personnes qui ne trouvent pas de travail depuis longtemps. Il veut arrêter de donner l’aide spéciale qui s’appelle l’Allocation spécifique de solidarité, ou ASS. Cette aide est de 545 euros par mois. C’est l’État qui donne cet argent. Les personnes le reçoivent pendant six mois, puis elles peuvent le renouveler. À la fin de l’année 2021, il y avait 320 000 personnes qui recevaient cette aide. Parmi elles, trois personnes sur quatre cherchaient un travail depuis plus de trois ans.

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Ces personnes devraient alors recevoir une autre aide qui s’appelle le RSA, ou revenu de solidarité active. Donc, la suppression de l’ASS va conduire à un changement de régime pour elles. Cela va rendre les choses un peu plus difficiles pour les personnes qui reçoivent ces aides. Il y a déjà eu deux changements importants dans l’argent donné aux chômeurs. Ces changements ont réduit à la fois le temps et le montant de l’argent donné aux personnes qui cherchent un travail.

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Suppression de l’ASS :  qu’est-ce que ça change ?

Les personnes en couple seront particulièrement touchées par ces changements. En effet, le plafond de revenus pour bénéficier du RSA est deux fois plus strict que pour l’ASS. Imaginons qu’un chômeur dont les droits arrivent à terme vit avec quelqu’un qui gagne le salaire minimum. Dans cette situation, il ne pourra pas avoir droit au RSA, alors qu’il bénéficiait de l’ASS. Ainsi, le revenu de leur foyer passera de 1 945 € à 1 400 € nets par mois. De plus, ces modifications poseront des problèmes pour ceux qui reçoivent l’allocation adulte handicapé. Alors qu’il était possible de cumuler cette aide avec l’ASS, dans la plupart des cas, cela ne sera plus possible avec le RSA. Ainsi, la suppression de l’ASS va entraîner plusieurs perturbations financières, pour beaucoup de ménage.

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Les différences entre l’ASS et le RSA : l’impact sur la retraite

L’Allocation de Solidarité Spécifique, appelée ASS, permet à ceux qui la touchent de gagner des points pour leur retraite. Mais le Revenu de Solidarité Active, le RSA, ne propose pas cette opportunité. Ainsi, les difficultés financières d’aujourd’hui peuvent persister demain.

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D’ailleurs, François Hommeril, le chef du syndicat des cadres, la CFE-CGC, exprime cette réalité avec amertume : « Vous pouvez survivre, mais quand vous serez à la retraite, vous serez encore plus pauvre. » Il est important de savoir que plus de la moitié des personnes bénéficiant de l’ASS ont plus de 50 ans. Quand quelqu’un reçoit l’ASS, chaque trimestre qu’il travaille lui donne des droits pour sa retraite. Mais le RSA, lui, ne donne pas cette chance. Donc, si quelqu’un reçoit le RSA, il ne peut pas gagner des points pour sa retraite.

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C’est triste, mais vrai. Même si quelqu’un arrive à survivre avec le RSA aujourd’hui, sa situation pourrait être difficile quand il sera à la retraite. Et beaucoup de personnes qui touchent l’ASS ont plus de 50 ans. C’est important de se souvenir de cela. Et tout cela, à cause de la suppression de l’ASS.

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Suppression de l’ASS : défis et préoccupations pour les bénéficiaires

Les personnes recevant l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) étaient gérées par France Travail, autrefois connue sous le nom de Pôle emploi. Maintenant, elles seront sous la responsabilité des départements, qui s’occupent du financement du Revenu de Solidarité Active (RSA). L’Assemblée des départements de France, qui représente ces départements, s’oppose à ce transfert de responsabilités. En effet, ils estiment que cela leur coûtera environ « 2,1 milliards d’euros », une somme qu’ils jugent insupportable.

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Cette situation crée beaucoup de problèmes, surtout parce qu’Emmanuel Macron, lors de sa campagne électorale de 2017, avait parlé de s’inspirer du modèle nordique de « flexisécurité » pour le marché du travail. Pour l’instant, on voit principalement des mesures pour rendre le marché du travail plus flexible, mais beaucoup moins d’attention portée à la « sécurité » des travailleurs. En plus, des réductions budgétaires ont été annoncées pour la formation des chômeurs et des travailleurs. Ces décisions sont inquiétantes, surtout alors que le chômage risque d’augmenter encore cette année. En tout cas, ce sont les conséquences de la suppression de l’ASS. On verra comment le gouvernement va arranger cela !

 

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