Assurance chômage : Gabriel Attal compte encore durcir les régles

Gabriel Attal veut réformer l’assurance chômage pour encourager l’activité professionnelle. En effet, le gouvernement envisage de resserrer les conditions d’accès à cette assurance. 

Assurance chômage Gabriel Attal compte encore durcir les régles

Récemment, Gabriel Attal a exprimé le désir de revoir les règles de l’assurance chômage. Il souhaite un système qui encourage plus les gens à travailler. Cette déclaration confirme l’intention du gouvernement de resserrer les conditions de l’assurance chômage. Depuis trois mois, le gouvernement envisage de rendre les conditions d’accès à l’assurance chômage encore plus strictes, après deux réformes en ce sens en 2019 et 2023. On vous explique, et dévoile tout dans l’article.

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Gabriel Attal : assurance chômage !

Le mardi 27 février, le Premier ministre Gabriel Attal a exprimé son soutien à l’idée de réformer l’assurance chômage. Il a souligné que le ralentissement économique entraînerait probablement une augmentation des dépenses et une baisse des recettes. Il a noté une attente de la part des Français pour un système qui encourage le retour à l’emploi. Selon le Premier ministre, les partenaires sociaux discutent actuellement de cette question jusqu’à fin mars. Il a affirmé son désir de progresser sur ce sujet dans les semaines à venir. Le 25 février, il avait déjà évoqué l’étude des conséquences de la détérioration des finances de l’Unédic, l’organisme gérant l’assurance chômage.

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Par ailleurs, il a mentionné la possibilité de réduire la durée d’indemnisation de 24 à 18 mois et d’accentuer la dégressivité des allocations. L’objectif est de créer un modèle social qui encourage davantage l’activité. Cette intention de durcir les règles de l’assurance chômage inquiète les partenaires sociaux, qui viennent de négocier une nouvelle convention, toujours en attente de validation. L’Unédic, organisme paritaire, gère le régime de l’assurance chômage. Les règles sont revues tous les deux à trois ans pour s’adapter aux évolutions du marché du travail. Et sont formalisées dans une convention validée par l’État.

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Les enjeux de l’assurance chômage

Depuis 2018, le gouvernement donne des directives strictes aux partenaires sociaux via une « lettre de cadrage ». Ces directives établissent des objectifs à respecter, notamment en termes d’économies. Si aucun accord n’est trouvé, l’État intervient avec un « décret de carence ». Malgré ces restrictions, le patronat ainsi que les syndicats CFDT, FO et CFTC ont conclu un accord le 10 novembre portant sur les règles d’indemnisation pour les quatre années à venir. Cependant, le gouvernement a choisi de ne pas valider cet accord. En effet, celui-ci attend encore les résultats d’une autre négociation sur l’emploi des seniors, prévue jusqu’au printemps. Depuis trois mois, il exprime son intention de renforcer davantage les conditions d’accès à l’assurance chômage, après deux réformes en ce sens en 2019 et 2023.

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Par la suite, les partenaires sociaux ont donc une marge de manœuvre limitée dans leurs discussions ! Mais ils continuent de travailler pour trouver des compromis. Ces négociations sont cruciales pour l’avenir des chômeurs et pour l’équilibre financier du système d’assurance chômage. Il est essentiel que les parties prenantes parviennent à un accord qui réponde aux besoins des travailleurs tout en assurant la viabilité du système. Espérons que les discussions en cours aboutiront à un compromis bénéfique pour tous. En tout cas, la tendance est que le premier ministre Gabriel Attal veut reformer l’assurance chômage.

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Gabriel Attal et les réformes de l’assurance chômage en France !

À la fin de novembre, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a exprimé le souhait d’ajuster la durée d’indemnisation des travailleurs âgés! Et ce, la réduisant de 27 à 18 mois pour l’aligner sur celle des autres chômeurs. Le 16 janvier, le président Emmanuel Macron a annoncé un « acte II de la réforme du marché du travail » dans le but de ramener le taux de chômage à 5 % d’ici 2027. À Davos, en Suisse, le jour suivant, il a confirmé son intention de renforcer les règles de l’assurance chômage. Dans son discours de politique générale le 30 janvier, le Premier ministre a souligné qu’une révision des règles de l’assurance chômage serait envisagée si la situation financière s’écarterait de la trajectoire prévue. En effet, Gabriel Attal veut reformer l’assurance chômage. 

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Ensuite, le 20 février, l’Unédic a annoncé une révision à la baisse de son excédent ! Principalement à cause d’un prélèvement du gouvernement pour financer France Travail, qui a remplacé Pôle emploi en janvier. Ces différentes annonces et mesures visent à ajuster le système de l’assurance chômage dans le cadre des efforts plus larges. Et ce, dans le but d’améliorer le marché du travail et réduire le chômage en France.

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Controverses autour de la réforme de l’assurance chômage en France

Le gouvernement avait promis d’approuver la nouvelle convention d’assurance chômage si les économies demandées sur les prestations des seniors étaient réalisées. Cependant, selon Olivier Guivarch de la CFDT, il y a des doutes sur la fidélité aux engagements pris. Denis Gravouil de la CGT accuse le gouvernement de faire pression sur ce qui reste des droits des chômeurs. Il affirme que les allocations ne découragent pas la recherche d’emploi ! Et ce, malgré les sous-entendus du gouvernement. Le système de modulation des allocations en fonction du marché du travail, introduit en février 2023, est critiqué. La justification initiale de la réduction des droits était la prétendue baisse du chômage. Mais maintenant que le chômage remonte, le gouvernement veut encore réduire les droits. En effet, le premier ministre Gabriel Attal veut reformer l’assurance chômage.

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Selon Michel Beaugas de FO, l’exécutif cherche à reprendre le contrôle en imposant des conditions qui empêcheraient un nouvel accord. Du côté patronal, Patrick Martin du Medef estime qu’il est trop tôt pour envoyer une nouvelle lettre de cadrage. Et ce, pour des raisons de climat social et de respect des partenaires sociaux. Puis, Eric Chevée de la CPME pense qu’une nouvelle lettre de cadrage arrivera en juin. Et ce, avec la suppression ou la révision des règles spécifiques pour les seniors.

 

Écris par Pauline

Journaliste généraliste de Laplasturgie. Journaliste web, presse écrite et édition.
Formé comme monteur de télévision au Centre universitaire de formation au journalisme.