AVC : Cette nouvelle application pour détecter les symptômes en seulement quelques minutes grâce à un petit test

Plusieurs personnes sont décédées à cause de l’AVC en France et la maladie laisse des séquelles à d’autres victimes. Pour lutter contre cela, le fondateur de la start-up montpelliéraine AI-Stroke a créé cette application qui permet de détecter l’AVC rapidement.

AVC : Cette nouvelle application pour détecter les symptômes en seulement quelques minutes grâce à un petit test

Pour détecter l’AVC plus rapidement, une application a été créée. Grâce à elle, le patient sera pris en charge le plus tôt possible.

Application pour détecter l’AVC plus rapidement : que sait-on ?

De nos jours, comme l’a révélé Cédric Javault, « 40% des personnes atteintes d’un accident vasculaire cérébral arrivent trop tard à l’hôpital ». Il précise également que « l’AVC est la deuxième cause de décès dans le monde ».

Un rappel qu’il a tenu à faire avant de présenter son tout nouveau projet. Ingénieur âgé de 50 ans, Cédric Javault a décidé de créer une application qui permet de détecter l’AVC rapidement. Afin de limiter les séquelles dues à cette maladie, il a tenu à travailler avec Eric Thouvenot, un neurologue au CHRU de Nîmes, ainsi que son équipe.

Cette application a été appelée « Neurologue numérique » et est destinée en premier temps aux pompiers. Elle pourra être utilisée d’ici 2025.

Lorsque les secouristes détecteront un AVC chez une personne, à l’avenir, ils feront un test qui ne durera que quelques minutes. À ce moment-là, le malade sera filmé et enregistré à la fois. 

Les données seront par la suite analysées par cette application qu’est en train de lancer Cédric Javault. Elle est disponible sur les tablettes des pompiers et est « une sorte de neurologue numérique ».

Une fois que l’analyse est terminée, les résultats seront transmis au médecin régulateur du Samu. Ce dernier se chargera, par la suite, de transférer l’individu à l’hôpital.

Qui se chargera du paiement ?

Cédric Javault rappelle que sur le territoire français, « une personne est victime d’un AVC toutes les quatre minutes ». Chaque minute, « elles perdent deux millions de neurones ». Il existe deux traitements pour soigner le malade mais pour cela, il faudra assurer qu’il soit arrivé à l’hôpital « avant quatre heures ».

Dans le cas où les traitements ne sont pas disponibles, l’individu peut donc perdre la vie ou être handicapées jusqu’à la fin de sa vie. Il peut également perdre ses fonctions cognitives.

Pour faire preuve de l’efficacité de cette application qui permet de détecter l’AVC, « un essai clinique » sur 300 patients sera réalisé en CHRU de Nîmes à la rentrée, comme l’avait indiqué Cédric Javault. Cet essai pourrait durer un an, ajoute-t-il.

Mais qui se chargera du paiement de cette application ? Alors que l’AVC atteint les 8 milliards d’euros par an pour la France, Cédric Javault assure que son œuvre pourrait faire économiser à l’État. Il est persuadé que les départements peuvent aussi payer cette application. Celui-ci voudrait notamment que cette application soit utilisée, même dans les zones où il n’y a pas de réseau.

Écris par Thomas

Après différentes expériences dans les médias régionaux chez Actu Toulouse, puis dans les médias nationaux chez L'Equipe et Canal+, j'ai intégré l'équipe éditoriale de Linternaute.com en 2022 en tant que responsable du service finances personnelles. Je m'occupe de la retraite, des impôts, de l'épargne, de l'immobilier, de la banque et des assurances.