“ C’est très injuste !”, Cette raison surprenante pour laquelle le taux du livret A n’augmente pas au rythme de l’inflation

Vous avez certainement déjà entendu que le Livret A est un moyen sûr pour économiser de l’argent. Cependant, en réalité, son taux est actuellement inférieur à l’inflation ! 

“ C’est très injuste !” Voici la raison pour laquelle le livret A n’augmente pas au rythme de l’inflation

C’est incroyable : le taux du Livret A est actuellement à un niveau inférieur à l’inflation. Autrement dit, il est possible que nos économies diminuent lentement au fil du temps. Penchons-nous sur ce sujet préoccupant et cherchons des moyens de protéger notre 

Évolution du Livret A : son taux est maintenant inférieur à l’inflation !

Pendant près de deux décennies, le taux du Livret A, ainsi que ceux des autres livrets réglementés, devait être actualisé deux fois par an. Soit en février et en août, en se basant sur une formule de calcul inscrite dans la loi. Cependant, cette formule était conçue de manière à ce que le taux du Livret A ne puisse être inférieur à l’inflation hors tabac ! Il s’agit d’un dispositif connu sous le nom de « plancher inflation ». Néanmoins, ce « plancher inflation » a été supprimé en 2018.  Et cela, suite à la dernière réforme de la formule de calcul initiée par le ministre de l’Économie actuel, Bruno Le Maire. Ainsi, symboliquement, le Livret A n’assume plus son rôle traditionnel de protection de l’épargne populaire contre les effets de la hausse des prix. Effectivement, le taux du Livret A devient inférieur à l’inflation.

En réalité, l’abolition du « plancher inflation » est pratiquement insignifiante. Avant même cette réforme, le gouvernement avait l’habitude de négliger la formule de calcul ! En préférant fixer le taux du Livret A en fonction d’autres critères. Incluant les intérêts des épargnants, des banques distributrices ! Ainsi que des bailleurs sociaux utilisant cette ressource pour financer les logements sociaux. Cette prérogative découle de la réglementation, qui autorise une dérogation sur proposition du gouverneur de la Banque de France et en cas de « circonstances exceptionnelles ». Cependant, ce qui était autrefois exceptionnel est devenu la norme, comme expliqué précédemment.

L’épargnant relégué au second plan

Il est important de noter que la récente révision du taux du Livret A, entrée en vigueur le 1ᵉʳ août, illustre clairement les enjeux de sa mise en œuvre. En maintenant le rendement à 3% grâce à son pouvoir de dérogation, l’exécutif a relégué l’intérêt des épargnants au second plan. En effet, non seulement le taux actuel du Livret A est nettement inférieur à l’inflation, mais il est également bien en deçà de ce qu’il aurait été si la formule de calcul avait été suivie, soit 4,10%. Pire encore, le ministre de l’Économie a déjà annoncé que ce taux de 3% resterait inchangé jusqu’au 1ᵉʳ février 2025. Quels que soient les événements à venir, une décision perçue par certains comme profondément injuste ! Voire potentiellement illégale. Puisqu’un recours a été déposé devant le Conseil d’État à ce sujet.

 

Écris par Inès Denne