Fiscalité : la majorité des élus vote contre le gouvernement et ne soutient pas les nouveaux articles

Le gouvernement de Tahiti subit un revers majeur alors que la majorité des élus rejette la réforme fiscale, provoquant une crise politique.

Fiscalité la majorité des élus vote contre le gouvernement et ne soutient pas les nouveaux articles

Le 21 novembre 2023, la commission de l’assemblée à Tahiti a été le théâtre d’un affrontement politique sur la réforme fiscale du gouvernement. Les élus de la majorité Tavini ont rejeté deux articles cruciaux, entraînant des désaccords intenses. Les points de discorde comprenaient une nouvelle taxe sur les propriétés de plus de 50 millions. Mais aussi la fin de l’exonération pour les véhicules hybrides et électriques, remettant en question la sincérité budgétaire.

publicité

Fiscalité à Tahiti : les élus votent contre le gouvernement

Les discussions se sont centrées sur l’article LP 1. Celle-ci met en place une taxe sur les propriétés de valeur vénale dépassant 50 millions. Les élus d’Here ia Porinetia ont vivement contrer cette mesure, qualifiant l’impôt de « stupide ». Ils ont argumenté que cela toucherait pratiquement tous les Polynésiens propriétaires de leur domicile en raison des prix élevés du marché immobilier. Le président de l’assemblée, Antony Géros, a proposé un amendement visant à appliquer la taxe uniquement aux locaux commerciaux et aux propriétés locatives, excluant les propriétaires résidentiels. Cependant, le ministre de l’Économie, Tevaiti Pomare, a résisté, craignant une perte de recettes.

publicité

Une autre dimension du débat a émergé concernant les conséquences sur l’industrie touristique. Les hôtels, devant supporter une part importante de la nouvelle taxe, ont suscité l’indignation. La loi fiscale envisageait également de réduire les avantages fiscaux pour la construction d’hôtels. Celle-ci passant de 60 % à 30 %, voire 20 %. En revanche, les critiques ont souligné l’incohérence de ces mesures avec l’objectif présidentiel d’attirer 600 000 touristes. Le rejet de l’article a été considéré comme une « triple peine » pour l’industrie touristique par plusieurs élus.

publicité

Le président de l’assemblée, Antony Géros, a présenté un amendement pour supprimer partiellement les avantages fiscaux des véhicules hybrides et électriques. Mais le ministre de l’Économie s’y est opposé. Ce désaccord a conduit à un rejet massif de l’article LP 4. Les élus de la majorité, en accord avec Ahip et Tapura, ont voté contre les propositions. Ils ont ainsi souligné la souveraineté de l’assemblée sur le ministre. Cette résistance a abouti à une insincérité budgétaire de 1,5 milliard de francs, créant un climat politique tendu.

publicité

Réaction de l’opposition

L’opposition, représentée par Ahip et Tapura, a observé avec consternation le conflit au sein de la majorité gouvernementale. Le rejet des articles fiscaux a été soutenu par ces partis, ajoutant une dimension politique supplémentaire à la situation. Par ailleurs, les élus de l’opposition ont exprimé leurs préoccupations quant à l’impact sur l’économie et la stabilité financière. En effet, ils se sont exprimés sur la nécessité d’un débat approfondi avant d’adopter de telles réformes.

publicité

La crise politique actuelle soulève des questions fondamentales sur la gouvernance économique à Tahiti. L’obstination du ministre de l’Économie face à l’opposition interne et externe suscite des interrogations sur la planification stratégique. Mais aussi sur la prise de décision au sein du gouvernement. D’ailleurs, il y a eu des appels à la simplification des dispositifs fiscaux et à la préservation des outils de développement. Comme la défiscalisation pour la construction d’hôtels, mettent en lumière la nécessité d’une approche équilibrée. La recherche de solutions consensuelles et la prise en compte des perspectives diverses sont cruciales pour restaurer la confiance dans le processus gouvernemental.

publicité

Repositionnement du gouvernement

Suite à ce revers significatif, le gouvernement est confronté à un besoin impératif de repositionnement. Les négociations et les discussions doivent être intensifiées pour trouver des compromis acceptables par toutes les parties concernées. Par ailleurs, des ajustements budgétaires devront être envisagés pour pallier le manque de recettes provenant des articles rejetés. De plus, le gouvernement doit également travailler à restaurer la confiance au sein de la majorité parlementaire. Puis clarifier ses intentions et écouter les préoccupations légitimes soulevées par les élus et la société civile. Ces mesures, à prendre, sont indispensables pour regagner le soutien de la population.

publicité

Perspectives futures et stabilité politique

Alors que Tahiti navigue à travers cette période tumultueuse, l’avenir politique et économique demeure incertain. Pour rétablir la stabilité politique, il faut que le gouvernement prenne des mesures. Par ailleurs, il doit aussi prendre des leçons de cette crise pour mettre en œuvre des mesures pour corriger les erreurs. Les décisions ultérieures sur la réforme fiscale et d’autres questions cruciales devront être prises avec une plus grande prudence. D’ailleurs, il faut prendre en compte la diversité des opinions au sein de la société polynésienne. La transparence et le dialogue ouvert seront essentiels pour restaurer la confiance des citoyens dans le leadership gouvernemental.

publicité

Écris par Michel CHEMIN

Passionné par l'écriture, je me suis tourné vers le métier de rédacteur web en 2018 après plusieurs années d'expérience pour plusieurs blogs. Les médias, la télévision, le sport et le cinéma n'ont aucun secret pour moi et j'aime faire partager mes passions aux lecteurs.