Impôts :  Le fisc poursuit les collectionneurs de cartes Pokémon ?

Les cartes Pokémon, de simples jeux pour enfants ou de véritables objets de collection ? Explorez les implications fiscales qui les entourent.

Impôts   Le fisc poursuit les collectionneurs de cartes Pokémon

Les cartes Pokémon : un phénomène de collection en plein essor, mais confronté à une règle sur l’impôt complexe. Découvrez les détails fiscaux qui concernent les collectionneurs. On va tout vous expliquer dans les paragraphes suivants.

Les cartes Pokémon : de simples jeux à des objets de collection soumis à un montant élevé d’impôt!

Les cartes Pokémon, autrefois considérées comme de simples jeux pour enfants, sont devenues de véritables objets de collection prisés par de nombreux passionnés. Ces dernières années, le marché des cartes Pokémon a connu une véritable explosion. D’ailleurs, il attire même l’attention des investisseurs. Le record de vente a été établi par un exemplaire rare appelé « Pikachu illustrator » qui s’est vendu pour la somme astronomique de 4 477 146 euros.

Pourtant, malgré leur statut d’objets de collection, les cartes à jouer, y compris les cartes Pokémon, ne bénéficient pas du même traitement fiscal que d’autres objets de collection. Selon le Code des impôts français, ces cartes ne sont pas considérées comme des objets de collection, contrairement aux cartes postales ou aux timbres. Cette distinction peut sembler étrange étant donné la valeur croissante et l’engouement autour de ces cartes.

Collection en danger : L’impôt sur les cartes Pokémon

La législation fiscale prévoit qu’aucune déclaration n’est requise pour les transactions de moins de 5 000 euros. Cependant, lorsque la valeur de la vente dépasse ce seuil, le vendeur doit payer un impôt sur le revenu forfaitaire de 19 % en plus des prélèvements sociaux de 17,2 % ! Or cela entraîne une charge fiscale globale de 36,2 %. Il convient de noter que cette taxe est calculée uniquement sur la plus-value réalisée.

Cette règle générale peut sembler désavantageuse pour les collectionneurs qui réalisent des transactions supérieures à 6 000 euros. Certains estiment que cette imposition vise également à freiner la spéculation et à dissuader les investisseurs. Néanmoins, il existe certains avantages liés à ce mode d’imposition. Un système d’abattement progressif s’applique. Et cela offre un abattement annuel de 6 % à partir de la 6ᵉ année de détention, jusqu’à une exonération complète après 22 ans.

L’engouement pour les cartes Pokémon et ses conséquences fiscales

L’intérêt croissant pour les cartes Pokémon a entraîné une augmentation significative de la demande et des prix sur le marché. Selon une enquête réalisée par EBay, près de 8 % des Français collectionnent des cartes à jouer. Et cela concerne aussi bien les cartes Pokémon et Yu-Gi-Oh!  De juin 2020 à mai 2021, la demande a augmenté huit fois. Puis, les prix ont augmenté de 24 % sur la même période, selon le comparateur de prix Idealo.

Les collectionneurs, confrontés à l’imposition élevée sur les plus-values, doivent désormais prendre en compte cet aspect fiscal lorsqu’ils envisagent de vendre leurs cartes Pokémon. Certains pourraient être dissuadés de réaliser des transactions importantes en raison de la charge fiscale importante, tandis que d’autres pourraient chercher des moyens légaux de minimiser leur obligation fiscale.

Les enjeux de l’impôt sur les cartes Pokémon en tant qu’objets de collection

La classification des cartes Pokémon en tant que biens de consommation plutôt qu’en tant qu’objets de collection a des conséquences significatives sur leur imposition fiscale. Alors que de nombreux collectionneurs considèrent ces cartes comme des objets de valeur à part entière, le cadre fiscal actuel les traite différemment. Cette situation soulève des questions sur la pertinence de la législation en vigueur. Cela suscite également des questions sur comment elle s’adapte à l’évolution du marché des objets de collection.

Certains défenseurs des collectionneurs estiment que la doctrine fiscale actuelle pénalise ces passionnés et limite leur capacité à profiter pleinement de leurs investissements. Bien qu’elles reconnaissent l’objectif potentiel de freiner la spéculation, ces voix suggèrent qu’on pourrait envisager des mesures plus équilibrées. Et ce, pour tenir compte du caractère collectionnable des cartes Pokémon et de leur valeur croissante.

 

Écris par Laura Laura