Sacs plastiques : 3 000 emplois menacés

La Commission du développement durable de l’Assemblée nationale vient d’adopter un amendement du Gouvernement proposant de remplacer les sacs plastiques à usage unique, par des sacs compostables ou biodégradables, à partir du 1er janvier 2016.

La Fédération de la Plasturgie et des Composites réagit en soulignant que cette décision menace 3 000 emplois de disparaître.

 Elle demande une concertation avec le Gouvernement pour réduire l’impact des sacs plastiques à usage unique dans des conditions garanties de mise en œuvre : définir et organiser les conditions du compostage domestique, développer un approvisionnement en matières plastiques biosourcées à un coût de production moins élevé et avec un impact écologique le plus faible possible.

 Les plastiques compostables : tout est à organiser

« La recherche sur les matériaux plastiques compostables n’est pas aboutie. Il faut organiser le compostage domestique des plastiques, qui reste encore au stade des tâtonnements », indique Jean Martin, Délégué Général.

 Privilégier le recyclage aux plastiques biosourcés

La production de plastiques biosourcés fait face à de nombreux défis : des coûts de production élevés, un impact écologique encore peu documenté, qui ne tient pas toujours compte de celui de la filière agricole en amont (consommation d’eau, utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires) et une gestion en fin de vie de certains de ces matériaux qui perturbent les filières de recyclage.

 La Fédération de la Plasturgie et des Composites reste attentive aux évolutions dans le domaine des bioplastiques mais privilégie des actions en faveur du recyclage des plastiques. A court terme, il doit devenir une source alternative aux matières vierges issues du pétrole, viable sur le plan économique et environnemental.

Un enjeu sociétal qui dépasse les frontières

Jean MARTIN souligne : « La pollution des sacs plastiques n’est pas un problème uniquement français ! Une directive européenne est actuellement en cours de discussion au niveau de la Commission et une action concertée au niveau européen entre les différents pays aurait un impact plus important. ».

Les plasturgistes s’inscrivent dans une démarche de progrès et travaillent à réduire l’impact environnemental des plastiques. C’est également un problème de société, le civisme de chacun au quotidien est essentiel.