La Fédération souhaite obtenir le report de l’application de la nouvelle loi sur la pénibilité.

L’objectif est de préalablement effectuer une véritable mesure d’impact, d’examiner les modalités et les mises en place pratiques et opérationnelles du compte personnel de prévention de la pénibilité. Il s’agit aussi d’imaginer des solutions préservant l’attractivité des entreprises. « Le compte personnel de prévention de la pénibilité tel qu’il est défini actuellement représente un frein à la compétitivité des entreprises et va à l’encontre du Pacte de responsabilité voulu par François Hollande sur au moins trois axes majeurs : baisse du coût du travail, simplification de la réglementation et contreparties en termes d’emplois », indique Florence POIVEY, Présidente de la Fédération de la Plasturgie et des Composites.

Un frein à la compétitivité des entreprises

Si les plasturgistes doivent absorber les dispositifs déjà mis en place en termes de prévention, de réparation et de compensations en termes de temps de repos supplémentaires notamment, en plus des nouvelles cotisations pour financer les retraites anticipées, la Fédération craint une baisse de compétitivité due à l’augmentation du coût du travail, et ce, malgré les efforts annoncés par l’Etat – via le CICE – pour le diminuer de l’ordre à terme de -2,7% dans l’industrie.

Un nouveau contrat qui fait doublon avec des mesures déjà mises en place

La Fédération souligne que le nouveau dispositif fait abstraction de la plupart des investissements et mesures de prévention mises en œuvre par les entreprises, ainsi que les modalités de réduction de temps de travail et de rémunération destinées à compenser l’exposition des facteurs de pénibilité. « Les entreprises de plasturgie ne pourront supporter la double peine des anciennes contreparties en matière de pénibilité et les nouvelles cotisations pour le Contrat personnel de pénibilité ! L’industrie est en position de contrainte subie en matière de pénibilité en raison de certains facteurs propres aux activités de production, et à la répartition majeure des salariés sur les postes de production. En plasturgie, cela représente 60% des postes ! » poursuit-elle.

Une délégation pour la Plasturgie

Une délégation de DRH membres de la Commission sociale de la Fédération (CRH) a rencontré Michel de Virville, médiateur désigné par le Gouvernement sur la question de la pénibilité, pour représenter et défendre les intérêts des plasturgistes.

Une lettre co-signée de la Fédération de la Plasturgie et des Composites, l’UIC (Chimie), la SNCP (Caoutchoucs & Polymères), la FEBEA (Cosmétiques), la FIPEC (Peintures, Encres, Couleurs, Colles et adhésifs, préservation du Bois) et la FNCG (Corps gras) a été adressée au Ministre des Finances et des Comptes publiques ; au Ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique ; au Ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social ; à la Ministre des Affaires sociales et de la Santé et au secrétaire d’Etat au Budget.