Licenciements chez les grandes banques d’affaires depuis 2008 : « l’ambiance est mauvaise, les gens sont déprimés »

Dans les grandes banques, on constate que le licenciement est devenu une tendance. De plus en plus d’établissements bancaires ont décidé de supprimer des postes ces derniers temps.

Licenciements chez les grandes banques d’affaires depuis 2008 : « l’ambiance est mauvaise, les gens sont déprimés »

Les licenciements sont devenus tendances dans les grandes banques. De plus en plus de banquiers perdent leurs postes. Les détails.

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Licenciements dans les grandes banques : zoom sur le cas de ce banquier français

Perdre son travail n’est jamais facile, peu importe le poste dont on s’est occupé. Paul, un ancien banquier senior dans la terminologie du secteur à Paris dans une grande banque d’affaires anglo-saxonne, ne dira pas le contraire.

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Ce dernier fait partie des nombreux banquiers qui ont malheureusement dû dire adieu à leurs postes dans les grandes banques. Bien que cette situation lui ait été difficile à faire, Paul a quand même accepté de tout raconter lors d’un entretien.

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Tout a commencé en octobre 2023, lorsque son supérieur l’avait convoqué pour lui dire qu’il y aura une réduction de la voilure de son activité à Paris. Et ce, parce que son employeur ne la considérait plus comme étant stratégique.

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C’est à New York que cette décision a été prise, selon les propos de Paul.

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« Ils ont regardé les organigrammes et supprimé deux postes de senior managers sur sept. J’étais l’un d’eux. Je ne m’y attendais pas du tout », a-t-il confié.

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Que lui est-il arrivé après ce licenciement ?

Un mois après la décision des supérieurs de Paul sur la suppression de postes, le quadragénaire a été licencié de son travail. Un coup dur pour ce spécialiste des fusions et acquisitions d’entreprises. Mais même si cela été facile à vivre pour Paul, il n’avait de choix que de l’accepter.

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Après cela, comme il l’avait indiqué, il a pu « négocier ses indemnités de départ ». Effectivement, comme l’avait précisé Paul, les banquiers sont protégés « par le droit du travail » sur le territoire français.

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« C’est beaucoup moins violent qu’à New York où les emails sont débranchés dans la demi-heure suivant l’annonce du licenciement et à Londres au bout d’une journée », a-t-il déclaré.

Une vague de licenciements dans les grandes banques de l’étranger

Les licenciements dans les grandes banques sont de plus en plus courantes de nos jours. Et cela ne touche pas uniquement les salariés les moins performants. Comme l’avait déclaré Paul, il était l’un des plus performants de la banque où il travaillait. Pourtant, il a toujours été licencié.

Et sachez que cette tendance au sein des établissements bancaires ne sont pas présents uniquement en France. En réalité, presque toutes les grandes banques des quatre coins du monde ont procédé à des licenciements ces derniers temps.

C’est notamment le cas dans le secteur bancaire britannique. L’année dernière, par exemple, de nombreux médias ont rapporté qu’il y aurait environ 250 000 postes menacés au sein du Lloyds Banking. De son côté, d’après les informations reçues, Barclays voulait aussi réduire ses coûts, ce qui aurait pu mener à des licenciements de 2 000 professionnels.

À titre informatif, Lloyds Banking fait partie de l’une des plus grandes banques du Royaume-Uni. Elle souhaitait « se transformer pour s’assurer » qu’ils puissent faire encore plus pour leurs clients et « fournir les produits et services dont ils ont besoin ».

De son côté, Barclays avait souhaité faire une économie à hauteur de 1 milliards de livres en 2023, ce qui équivaut à 1,15 milliard d’euros. À l’époque, les dirigeants ont fait des analyses afin de faire augmenter la rentabilité au sein de l’entreprise. Néanmoins, Barclays n’a rien dit à ce sujet.

Autres banques qui ont adopté la tendance du licenciement

Outre ces banques citées ci-dessus, d’autres banques semblent aussi avoir la tendance du licenciement au sein de son entreprise. Ce serait notamment le cas de Morgan Stanley. En 2023, les suppressions de postes avaient été évoqués dans cette banque.

Alors qu’en 2022, 1 600 ont déjà été visés par ce problème, l’année dernière, on aurait aussi songé à licencier à peu près 3 000 banquiers, ce qui représente 3,6% de sa masse salariale. De son côté, Goldman Sachs avait annoncé vouloir supprimer 3 200 de postes, en janvier 2023. Soit 6,5% de sa masse salariale.

De même pour Lazard qui avait évoqué la réduction de ses effectifs de 10%. Le but est d’éviter que la banque ne garde « la tête dans le sable ».

Vous l’aurez donc compris, les licenciements au sein des grandes banques sont de plus en plus courantes, ce qui inquiètent énormément les banquiers. Cela aurait aussi un impact sur l’atmosphère au bureau puisque « l’ambiance est mauvaise » et « les gens sont déprimés ».

Écris par Thomas

Après différentes expériences dans les médias régionaux chez Actu Toulouse, puis dans les médias nationaux chez L'Equipe et Canal+, j'ai intégré l'équipe éditoriale de Linternaute.com en 2022 en tant que responsable du service finances personnelles. Je m'occupe de la retraite, des impôts, de l'épargne, de l'immobilier, de la banque et des assurances.