Loi « immigration » : des étudiants africains de plus en plus entravés dans leur mobilité

L’heure est grave pour les étudiants africains. La loi « immigration » étant adoptée, il se pourrait que cela ait un impact grave sur leur séjour en France. Les détails.

Loi « immigration » : des étudiants africains de plus en plus entravés dans leur mobilité

Les étudiants africains qui vivent en France paniquent face à la loi « immigration ». Des renforcements des conditions sont prévus.

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Les étudiants africains visés par la « loi » immigration ?

En 2020, la France occupait la place du sixième pays qui accueille le plus d’étudiants étrangers au monde. À ce moment-là, on avait alors recensé jusqu’à 400 000 élèves venant d’entre pays poursuivant leurs études sur le territoire français.

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Dans le détail, près de 46 000 étudiants viennent du Maroc. Derrière elle, on retrouve des étudiants d’Algérie, dont le nombre en France à cette époque s’élevait jusqu’à 31 000 étudiants. Il y avait notamment environ 15 000 étudiants sénégalais et 13 000 Tunisiens. Enfin, en France, il y a environ 10 000 étudiants ivoiriens.

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On peut donc conclure qu’il y a plusieurs étudiants étrangers dans l’Hexagone. Et ces derniers pourraient être touchés par les impacts laissés par l’adoption de la loi « immigration », par la Parlement, surtout s’ils sont Africains.

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« Il y a un fantasme migratoire chez le gouvernement et les parlementaires qui ont voté ces mesures. Les étudiants africains sont soupçonnés de tricher pour pouvoir s’établir durablement en France », a révélé Lina Hernandez, la secrétaire générale de Solidaires étudiant. Et selon elle, la loi adoptée par le Parlement, « instaure un régime discriminant. Et une rupture d’égalité manifeste entre les étudiants européens et extracommunautaires ».

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Les impacts de cette loi en France

Cette loi « immigration » qui vient d’être adoptée inclut la « caution retour », mais pas que. Le texte stipule également l’instauration de droits d’inscriptions pour chaque étudiant étranger.

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Rappelons qu’il y a quelques années, dans le cadre du plan « Bienvenue en France », on avait déjà mis en place les frais d’inscription majorés. Néanmoins, les présidents des universités appliquent rarement ces majorations.

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Campus France affirme que cette année, il y a 42 universités qui ont pris la décision d’exonérer l’intégralité des étudiants étrangers. 16, en revanche, ont exonéré une partie, en fonction de certains critères linguistiques, géographiques et académiques.

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À ce jour, il n’y a donc que 13 universités qui appliquent ces majorations à la lettre.

Est-ce une injustice pour les étudiants africains que cette loi « immigration » soit adoptée ?

Le délégué adjoint Unef a notamment donné son avis à propos de cette loi « immigration ». Salomé Hocquard stipule que cette loi vaut « généralisation, sans possibilité d’exonération de la majoration des droits d’inscription ».

De son côté, Mohammed Lamine Diaby, cofondateur de la Fédération estudiantine pour l’Afrique et les Caraïbes voit cette mesure comme une sorte d’injustice. Pour lui, il est clair que cette loi vise surtout les étudiants africains. D’un autre côté, la mesure, selon ses propos, apporte plus d’avantage aux étudiants de l’Amérique et Asie. Pour cause, elle leur donnerait « la priorité ».

L’étudiant stipule qu’il s’agit d’une « mesure idéologique qui ne trouverait pas de justification sur le plan financier ».

L’immigration évoqué dans un débat

Le projet de loi stipule le principe d’un débat annuel du Parlement concernant l’immigration. De même, l’adoption de « quotas » d’immigrés sera également évoquée. Aussi, comme l’a révélé le président du groupe LR à l’Assemblée, le débat se repose aussi sur l’immigration étudiante.

« Cette loi dit aux étudiants africains ‘ne venez pas ici, on ne veut pas de vous’ alors même que le choix de la France pour les étudiants d’Afrique francophone reste un choix logique du fait de l’histoire », a déclaré Uriel Asare. Ce dernier est la porte-parole de la Voix des étudiants étrangers.

La demande de visa long séjour ciblée

Sachez que le projet de loi cible également les conditions pour demander un visa long séjour, qui connaît déjà une complexité du fait qu’il soit dématérialisé.

La loi appliquée actuellement veut une délivrance du titre au « caractère réel et sérieux des études », qui est évalué « au regard des éléments produits par les établissements de formation et par l’intéressé ».

Mais désormais, le projet de loi voudrait que l’étudiant justifie tous les ans du « caractère réel et sérieux de ses études ». Notons que pour obtenir un visa long séjour, de 4 mois à un an, il est important d’avoir avec soi au moins 615 euros par mois, utile pour faire la justification par attestation bancaire.

À cela s’ajoutent les frais de scolarité et toutes les charges courantes.

En outre, cette loi « immigration » inquiète énormément les étudiants Africains et ne fait pas l’unanimité. Reste à savoir ce qu’en dit les autorités face à toutes ces réactions.

Écris par Anna

Je suis quelqu’un d’un peu spéciale. Je crois en l’amour libre, et aussi l’égalité homme-femme. Durant mon temps libre j’adore écrire, c’est pourquoi j’ai décidé de participer à ce magazine féminin en tant que rédactrice.