L.­E. KRIEF, PDG de SD2M, a été élu en mars président du Centre National de la Sous­traitance (CENAST). Il est éga­lement président du CORIST et membre du COMEX de la Médiation. Le CENAST a pour mission de représenter les entreprises de la sous­traitance dans la mécanique, la plasturgie, les forges et fonderies, et l’électronique.

Face à une concurrence mondiale exacerbée, les disparités de coûts en Europe, avec un impact direct sur les volumes d’activité, les niveaux de prix, les marges et la trésorerie des entreprises de sous- traitance, une action vigoureuse du CENAST est plus que jamais nécessaire.

Luc-Eric« Les politiques économiques, les politiques d’achat et les réorganisations mises en oeuvre jusqu’à présent n’ont pas permis de bâtir le socle d’un véritable « partenariat » avec les donneurs d’ordre », déplore L.E. KRIEF. Une fois ce diagnostic posé, quelles vont être ses priorités ?

Tout d’abord, lutter contre les pratiques abusives qui se perpétuent en faisant connaître aux acteurs politiques et économiques les dysfonctionnements rencontrés quotidiennement sur le terrain. Parallèlement, il veut passer en revue toutes les problématiques : appels d’offres illicites, donneurs d’ordre raisonnant à court-terme, pillage du savoir-faire, concurrence européenne faussée, problèmes de financement (BFR, investissements,..). Son objectif est de promouvoir un rééquilibrage des relations avec les donneurs d’ordre et de redonner vigueur, confiance et lucidité aux sous-traitants pour faire changer un certain nombre de comportements.

La plasturgie s’appuie sur le CORIST mais le CENAST permet d’aller plus loin en déployant des actions communes avec les autres secteurs sous-traitants qui sont confrontés à des situations identiques.

« En échangeant et en anticipant les choix que nous devons faire ensemble, nous ne pouvons que mieux appréhender notre avenir », souligne Luc-Eric KRIEF avec confiance. Il souhaite aussi établir une collaboration avec la Médiation de la sous-traitance car il pense que Pierre PELOUZET a une véritable connaissance des problèmes et la réelle volonté de faire évoluer les mentalités et les pratiques.

La Médiation doit donc être un outil à la disposition des entreprises pour régler les problèmes de relation commerciale et permettre ainsi aux dirigeants de se consacrer au développement de leurs activités industrielles. C’est aussi un vecteur de communication vers le pouvoir législatif pour faire évoluer le cadre juridique de la sous-traitance.

La Charte des bonnes pratiques a été signée par plus de 370 entreprises mais cela n’a pas tout réglé, loin s’en faut. En créant le Label « Relations Fournisseurs Responsables », les services de la Médiation ont voulu distinguer les sociétés exemplaires avec leurs fournisseurs.

D’où l’idée, au CORIST comme au CENAST, de faire remonter des exemples concrets de non-respect de la Charte, non pour dénoncer, mais pour hâter le progrès.

Lutter contre des pratiques qui mettent en péril la préservation de nos savoir-faire et de nos capacités de production implique de responsabiliser les donneurs d’ordre quant à leurs politiques d’achat.

L.E. KRIEF parie sur une attitude à la fois combative et constructive. Lors du Forum Plasturgie Composites, il animera un atelier sur le thème des relations entre donneurs d’ordre et sous-traitants, intitulé « Les clés d’un véritable partenariat industriel », auquel participeront Pierre PELOUZET et de grands acheteurs.

Ce sera l’occasion de discuter d’un modèle « gagnant-gagnant », en regardant notamment du côté de l’Allemagne, considérée comme une référence en la matière.

 

Contact
Patrice Vaslot, responsable Economie p.vaslot@ted-plasturgie.fr