Petite retraite minimum : À 1 200 euros, c’est encore une mauvaise nouvelle pour la promesse de 2024

Au cœur des débats sur la réforme des retraites, la réalisation concrète d’une pension minimale de 1 200 euros pour ceux partant en 2024 se heurte à des nuances et conditions méconnues.

Petite retraite minimum À 1 200 euros, c'est encore une mauvaise nouvelle pour la promesse de 2024

Plongeons dans le cas concret d’Isabelle, une travailleuse au salaire minimum ! Pour comprendre pourquoi, malgré des critères remplis, la barre des 1 200 euros bruts reste difficile à atteindre à sa retraite en 2024. Une mauvaise nouvelle pour la promesse de retraite minimum à 1200 euros.

publicité

Retraite minimum à 1200 euros : Fausse promesse 

L’idée qu’on peut avoir au moins 1 200 euros de retraite a fait parler beaucoup de gens. Mais, il y a des règles compliquées qui font se poser des questions. On se demande si quelqu’un qui prend sa retraite en 2024 avec un salaire minimum arrivera vraiment à avoir ces 1 200 euros brut. Prenons le cas de Jeanne. Elle a eu ses 62 ans en novembre dernier. Puis, elle a travaillé toute sa vie avec un salaire au niveau du Smic. Elle pense prendre sa retraite au 1ᵉʳ avril 2024 avec 169 trimestres. Donc, Jeanne a fait tout ce qu’il fallait selon les règles pour avoir cette pension d’environ 1 200 euros brut, y compris la partie complémentaire. En 2024, le montant de la retraite minimale dépend de plusieurs choses, dont un truc appelé « minimum contributif ». 

publicité

La partie complémentaire, elle dépend de ce que vous avez fait dans votre carrière. Pour Jeanne, on pense qu’elle pourrait avoir environ 300 euros en plus. Mais si on fait le calcul, 876,13 euros (minimum contributif majoré) + 300 euros (complémentaire) font 1 176,13 euros brut. Même avec une nouvelle règle en 2024 pour augmenter le minimum contributif, on n’arrive pas encore aux 1 200 euros. Donc, malgré tous les efforts, Jeanne et d’autres comme elle, auront du mal à toucher ce montant en 2024. Ainsi, la promesse de retraite minimum à 1200 euros en 2024 est fausse.

publicité

Le Cas d’Isabelle

Isabelle, qui a célébré ses 62 ans en novembre dernier, a débuté sa carrière peu après ses 20 ans, en janvier 1982. Bien qu’elle n’ait pas eu une carrière qualifiée de « longue » selon les critères établis, elle a travaillé tout au long de sa vie, à l’exception de ses congés maternité. Son salaire, équivalent au Smic, la place dans une situation spécifique vis-à-vis de la promesse gouvernementale. Prévoyant de liquider ses droits à la retraite au 1er avril 2024, à taux plein avec 169 trimestres, Isabelle remplit toutes les conditions énoncées par le gouvernement pour bénéficier d’une pension d’environ 1 200 euros bruts ! Y compris la complémentaire. Cependant, la promesse de retraite minimum à 1200 euros en 2024 est fausse.

publicité

Les conditions pour atteindre la retraite minimum en 2024 

En 2024, le montant de la pension minimale est déterminé par plusieurs facteurs, dont le minimum contributif (MiCo). Ce dernier, géré par le régime général (l’Assurance retraite via Carsat), garantit un niveau minimal de retraite de base si les droits accumulés sont inférieurs. Isabelle, dans le cas le plus favorable, bénéficiera du minimum contributif majoré ! Soit 876,13 euros pour son départ en 2024. Cependant, il est essentiel de noter que ce montant est soumis à des conditions strictes ! Telles que l’obtention du taux plein et 120 trimestres cotisés.

publicité

Promesse de retraite minimum : La complémentaire Agirc-Arrco et la réalité des 1 200 Euros 

Une partie cruciale de la retraite est constituée par la pension complémentaire, versée par l’Agirc-Arrco pour les anciens salariés du secteur privé. Contrairement à la pension de base, il n’existe pas de montant minimum pour la complémentaire ! Et celui-ci varie en fonction de la carrière individuelle. L’article révèle que, dans le cas fictif d’Isabelle, la pension mensuelle brute à l’Agirc-Arrco est estimée à environ 300 euros. En faisant le calcul, 876,13 euros (minimum contributif majoré) + 300 euros (pension complémentaire) équivalent à 1 176,13 euros brut avant les déductions de CSG et CRDS. Même avec la nouvelle revalorisation du minimum contributif en janvier 2024, la barre des 1 200 euros n’est toujours pas atteinte. Ainsi, malgré les conditions remplies par Isabelle conformément à la réforme des retraites, le seuil de la promesse gouvernementale demeure hors de portée en 2024. 

publicité

En conclusion, cet article explore le cas spécifique d’Isabelle pour illustrer les complexités entourant la réalisation de la promesse d’une retraite minimum à 1 200 euros. Les conditions strictes, les différents composants de la pension, notamment le minimum contributif et la complémentaire Agirc-Arrco, sont autant d’éléments qui influent sur le montant final de la retraite. Malgré les efforts du gouvernement pour revaloriser le minimum contributif, des obstacles persistent pour atteindre le seuil fixé ! Impactant directement les travailleurs à revenu modeste comme Isabelle.

publicité

 

publicité

Écris par Pauline

Journaliste généraliste de Laplasturgie. Journaliste web, presse écrite et édition.
Formé comme monteur de télévision au Centre universitaire de formation au journalisme.