Prélèvements abusifs : Aucun remboursement possible pour les victimes de cette société ?

Plongez dans l’histoire de la SFAM et comprenez pourquoi les victimes pourraient ne jamais récupérer leur argent.

Prélèvements abusifs Aucun remboursement possible pour les victimes de cette société

Explorez les pratiques douteuses de la SFAM (prélèvements abusifs) et les défis auxquels sont confrontées les victimes dans leur quête de remboursement.

L’arnaque révélée : prélèvement abusifs de la SFAM

Ces derniers mois, de nombreuses personnes ont été confrontées à une situation désagréable :  des prélèvements mystérieux sur leur compte bancaire. Ces montants, souvent considérables, apparaissaient sans explication claire. Par exemple, certains ont vu 29,99 € puis 69,99 € débités coup sur coup, parfois sur plusieurs jours consécutifs. Pour la plupart des ménages, ces sommes étaient loin d’être négligeables. Ce qui rendait cette expérience encore plus frustrante, c’était le caractère flou des libellés des opérations. Comme si cela ne suffisait pas, la difficulté à identifier l’origine de ces prélèvements ajoutait à la confusion.

À l’origine de cette situation se trouvait la Société Française d’Assurances Multimédia (SFAM), une entreprise au passé peu recommandable. Cette société, filiale du groupe Indexia, avait déjà été épinglée pour des pratiques similaires par le passé. Son modus operandi était de réactiver les contrats de clients ayant résilié leurs assurances ! Et ce, afin de générer de nouveaux mandats de prélèvement SEPA. Ces mandats étaient alors utilisés pour retirer de l’argent des comptes bancaires des victimes. Malgré les dénégations de la SFAM, le nombre de personnes affectées par ces agissements était si important que des centaines de victimes se sont réunies pour intenter une action collective en justice contre l’assureur. En effet, la SFAM et ses prélèvements abusifs ont fair beaucoup de victime.

Prélèvements abusifs : les pratiques douteuses de la SFAM

La SFAM avait développé une stratégie sophistiquée pour arnaquer ses clients. En réactivant les contrats résiliés, elle obtenait de nouveaux mandats de prélèvement SEPA. Cette technique lui permettait de ponctionner les comptes bancaires de manière répétée et indétectable. Malgré les protestations de l’entreprise, l’ampleur du scandale était telle que les autorités ont été alertées et une plainte collective a été déposée. Cependant, avec la liquidation judiciaire de la SFAM, les chances de voir les sommes indûment prélevées remboursées sont extrêmement minces. Ainsi, les prélèvements abusifs de la  SFAM est de lourde conséquence.

La chute de la SFAM

La SFAM a été confrontée à de sérieux ennuis financiers. Une plainte déposée par l’Urssaf Rhône-Alpes pour des impayés s’élevant à près de 12 millions d’euros a précipité sa chute. Le verdict est tombé le 24 avril dernier : la société a été placée en liquidation judiciaire. Cette décision signifie la suspension de toutes ses activités et la mise en vente de ses actifs pour rembourser ses nombreux créanciers. Cependant, dans ce processus, tous les acteurs ne seront pas traités de manière équitable.

Les recours pour les victimes

Les fonds issus de la liquidation seront d’abord utilisés pour payer les salaires des employés, qui étaient nombreux à ne plus être payés depuis un certain temps. Ensuite, les frais de justice et les rémunérations des mandataires judiciaires seront couverts. Les créanciers prioritaires incluront également les services de l’État, tels que l’Urssaf et le fisc, qui réclament eux aussi leur dû. Enfin, s’il reste quelque chose après avoir honoré toutes ces dettes, les créanciers chirographaires, comme les fournisseurs et les consommateurs lésés, pourraient recevoir une part du gâteau. 

Cependant, pour les victimes des prélèvements abusifs de la SFAM, les perspectives de recouvrement sont maigres. Elles ont seulement deux mois suivant la publication de la liquidation au Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales (Bodacc) pour signaler leur préjudice. Un site Web sera mis en place pour faciliter ce processus et permettre aux victimes de suivre l’avancement de la procédure de liquidation.

 

Écris par Pauline

Journaliste généraliste de Laplasturgie. Journaliste web, presse écrite et édition.
Formé comme monteur de télévision au Centre universitaire de formation au journalisme.