Retraites complémentaires Agirc-Arrco : l’Etat renonce à ponctionner les caisses du privé pour équilibrer les comptes

L’annonce d’une ponction sur les caisses des retraites complémentaires Agirc-Arrco par le gouvernement a suscité des débats. Il va finalement y renoncer.

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Bonne nouvelle pour les personnes assurées à Agirc-Arrco ! Le gouvernement français a finalement décidé de ne plus toucher à la caisse des retraites complémentaires. 

Comme annoncé sur France Info, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2024 qui l’avait mentionné a été abandonné. Apparemment, l’État a succombé aux protestations des syndicats et du patronat. Il faut dire que l’équilibre des comptes de retraites étaient en jeu.

68 milliards d’euros épargnés par la ponction gouvernementale

L’Agirc-Arrco, caisse de retraite complémentaire des salariés privés, enregistre plus de 68 milliards d’euros d’excédent. Un magot que le gouvernement a convoité. Cependant, la caisse de retraite a bien précisé que cette réserve servira en cas de crise économique ou de choc démographique. Il faut en effet préciser que cette somme ne représente que 10 mois de prestations Agirc-Arrco.

Malgré leurs contestations, les syndicats et le patronat avaient malheureusement peu d’espoir sur le retrait de la décision du gouvernement. En effet, ce dernier avait envisagé de faire appel à l’article 49.3 en cas de résistance de la part de l’Agirc-Arrco. Cependant, l’État a finalement décidé d’y renoncer.

L’exécutif envisageait une contribution de la caisse de retraites complémentaires au financement des petites pensions comprise à terme entre 1 et 3 milliards d’euros par an. Denis Gravouil, négociateur de la CGT, a dénoncé un « hold up ». Quant à Michel Beaugas, le négociateur de Force ouvrière (FO), il estime que ce n’est pas dans le devoir de l’Agirc-Arrco de payer.

Contrairement à eux, Eric Chevée, négociateur de la CPME, se montre plus ouvert. En effet, ce dernier considère qu’il est légitime que l’Agirc-Arrco prenne sa part dans cette mesure de solidarité. Il faut qu’il valorise une vie de travail, a-t-il précisé.

L’État français ne va plus ponctionner la caisse des retraites complémentaires Agirc-Arrco

Finalement, les réserves des retraites complémentaires Agirc-Arrco ne se verront pas ponctionnées par le gouvernement. Cela a été décidé afin de préserver l’équilibre des comptes du régime général de retraite, selon les rapports de France Info.

Lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2024 à l’Assemblée, l’État a énoncé l’idée de prendre dans les caisses de retraite du privé. Cependant, il s’avère que ces caisses sont sous la gestion des partenaires sociaux. Cela dit, face à la contestation de tous les syndicats, le gouvernement a finalement décidé de revenir en arrière.

 

Maintien de l’équilibre des comptes

Selon les précision des syndicats, le RN, Les Républicains et le PS jugeaient que la ponction dans les caisses Agirc-Arrco était injuste. Il faut surtout savoir que cela menaçait le dépôt d’une motion de censure. 

Apparemment, c’est le gouvernement qui a tranché ce lundi entre le ministre du Travail Olivier Dussopt et la Première ministre Elisabeth Borne. Sachant que le ministre était favorable à la ponction, tandis que la Première ministre craignait que l’État ne soit trop fragilisé à l’Assemblée. Et ce n’est pas tout.

Le gouvernement renonce également à l’augmentation sur les franchises médicales

Comme l’a annoncé France Info, la France ne renonce pas seulement à ponctionner la caisse des retraites complémentaires Agirc-Arrco. En effet, il renonce en même temps à augmenter les franchises médicales.

Pour rappel, le gouvernement français avait prévu de de passer le reste à charge pour le patient de 50 centimes à un euro par boîte de médicaments. Il était également prévu que sur la consultation médicale, cela passe d’un euro à deux euros.

Au total, cela devait donc économiser jusqu’à 800 millions d’euros à l’Assurance maladie.

L’exécutif doit trouver jusqu’à un milliard d’euros d’ici 2027 

Pour économiser son budget, il faut savoir que l’État français doit trouver jusqu’à un milliard d’euros d’ici 3 ans. Sachant qu’il ne pourra pas piocher dans les caisses de l’Agirc-Arrco, ni augmenter les franchises médicales, il va lui falloir trouver d’autres solutions.

En effet, l’exécutif fait face actuellement à une problématique : trouver un moyen de réduire le trou de la Sécurité sociale et éviter que le déficit ne passe au-dessus de 11 milliards d’euros en 2024.

Où va-t-il donc piocher cette somme astronomique ? Les études sont toujours en cours. En tout cas, les assurés de l’Agirc-Arrco peuvent féliciter les syndicats et patronat pour avoir réussi à convaincre l’État de renoncer à cette ponction. Pareillement pour les franchises médicales, qui ne verront finalement pas d’augmentation.

Écris par Michel CHEMIN

Passionné par l'écriture, je me suis tourné vers le métier de rédacteur web en 2018 après plusieurs années d'expérience pour plusieurs blogs. Les médias, la télévision, le sport et le cinéma n'ont aucun secret pour moi et j'aime faire partager mes passions aux lecteurs.