Succession : Voici pourquoi vous devez conserver ou ouvrir votre PER après la retraite

Après avoir pris sa retraite, garder son PER peut être très important pour protéger son argent.

Succession Voici pourquoi vous devez conserver ou ouvrir votre PER après la retraite

Même après la retraite, conserver son PER peut sembler étrange, mais c’est bénéfique. Cela apporte des avantages en matière de taxes et de transmission de patrimoine. En conservant un PER après avoir pris sa retraite, on peut continuer à mettre de l’argent de côté pour plus tard. Cela aide aussi à payer moins d’impôts sur certaines sommes. De plus, si quelque chose arrivait à la personne, l’argent du PER pourrait être transmis à ses proches.

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Pourquoi est-il crucial de conserver son PER après la retraite ?

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est une manière pour les gens de mettre de l’argent de côté avant de cesser de travailler. Il existe une chose que peu de gens connaissent à propos du PER. En effet, une fois qu’ils sont à la retraite, ils peuvent choisir de ne pas fermer ou retirer tout l’argent de leur PER. Habituellement, on ne peut pas toucher à cet argent avant d’avoir vraiment arrêté de travailler. Mais, on peut décider de conserver son PER après la retraite. Cela peut même être une bonne décision pour certaines raisons. Cela signifie qu’on laisse l’argent là-dedans sans y toucher pour le moment.

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Il est surprenant de conserver son PER après la retraite. Cependant, selon les conseils de Benoît Berchebru, directeur de l’ingénierie patrimoniale chez Nortia, cette démarche peut offrir des avantages inattendus. En effet, le PER peut être une option viable même pour ceux qui ont déjà cessé leur activité professionnelle. Cette possibilité peut sembler à rebours de l’intuition générale. Mais elle est à étudier sérieusement. Berchebru met en lumière les avantages non négligeables que cela pourrait apporter. L’idée est de créer un PER après avoir atteint l’âge de la retraite, ce qui semble inhabituel. Cependant, cette initiative peut s’avérer astucieuse pour diverses raisons financières et patrimoniales. Bien que cela puisse sembler étrange, il est important de considérer cette option qui peut être avantageuse.

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Les avantages de conserver son PER après la retraite

Après le départ à la retraite, si vous décidez de conserver le PER, vous pouvez bénéficier des avantages fiscaux importants. L’avantage fiscal du PER persiste même après la retraite si vous décidez de le conserver ou d’en ouvrir un nouveau. Cela signifie que vous pouvez toujours bénéficier d’une réduction d’impôt sur les sommes versées dans votre PER. Même si vous êtes à la retraite. Cette opportunité fiscale représente un avantage significatif pour votre planification financière post-retraite. Garder votre PER ou en ouvrir un après avoir cessé votre activité professionnelle peut donc être une stratégie intéressante.

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Une précision importante survient une fois que vous êtes à la retraite. Les montants que vous pouvez déduire de vos impôts pour vos versements dans votre PER sont limités à 4 113,6 euros. Bien que cela puisse sembler peu, Benoît Berchebru souligne son importance : « Si vous êtes imposé à 30%, cela représente 1 200 euros d’économies d’impôt, ce qui reste toujours avantageux ! » Cette réduction d’impôt augmente considérablement si vous vous situez dans une tranche d’imposition plus élevée. Avec un taux de 45%, elle peut atteindre jusqu’à 1 851 euros. À noter, ils doivent être effectués avant le 31 décembre de cette même année. Cela signifie que vous devez effectuer vos contributions dans votre PER avant cette échéance.

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Les autres bienfaits

Un autre avantage important est lié à la transmission. Contrairement à ce que l’on entend souvent, les PER assurantiels offrent des avantages fiscaux importants en cas de transmission. Si le souscripteur décède avant 70 ans, chaque bénéficiaire peut recevoir 152 500 euros sans avoir à payer de droits. Mais, cette somme descend à 30 500 euros par bénéficiaire si le décès survient après cet âge. Contrairement à l’assurance vie, ce sont les conditions au moment du décès qui comptent pour bénéficier de ces avantages fiscaux, et non les versements effectués. Comme le souligne Pierre-Emmanuel Sassonia, expert en gestion de l’épargne retraite chez Eres, « personne ne peut prédire quand il va mourir ». Sauf en cas de décès prématuré, l’exonération fiscale pour vos héritiers est limitée à 30 500 euros. C’est donc une mesure à envisager sérieusement pour l’avenir de votre patrimoine.

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Les avantages réels des PER assurantiels résident ailleurs. D’abord, si votre conjoint ou partenaire de Pacs est bien désigné pour recevoir l’argent. Il ne paiera aucun droit de succession. De plus, comme le souligne Pierre-Emmanuel Sassonia, si vous avez choisi de déduire vos versements du montant imposable. Vous devrez généralement payer des impôts lorsque vous retirez l’argent. Cependant, en cas de décès du titulaire, le contrat n’est pas racheté mais transmis. Cette exemption s’applique également aux prélèvements sociaux sur les plus-values issues de vos investissements. Ces avantages assurent une protection financière totale pour votre conjoint ou vos enfants. Cela signifie que votre capital leur parviendra sans être imposé.

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Les précautions nécessaires

Vous pouvez encore organiser votre succession via un PER même si vous êtes déjà à la retraite. Mais comment investir sans risque de tout perdre et de ne plus rien avoir à transmettre ? C’est une question importante à laquelle répond Benoît Berchebru en insistant sur la sécurité : « À cet âge, il vaut mieux éviter les risques », précise-t-il. Pour cela, favorisez les supports sûrs du PER, comme les fonds euros. En ce moment, ils bénéficient d’une hausse des taux d’intérêt. Cela permet d’obtenir des rendements allant jusqu’à 4% sur certains contrats. C’est une façon sécurisée d’investir, adaptée à cette étape de la vie où la prudence est de mise pour préserver ce que l’on a économisé.

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Écris par Laura Laura